Manifestation du Parti Communiste Révolutionnaire
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Le 1er mai 2021, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le Parti communiste révolutionnaire du Canada a tenu une manifestation politique autonome à partir du centre-ville de Montréal afin de mettre de l’avant la lutte de classe contre la bourgeoisie et la nécessité du combat ouvrier pour le socialisme.

Marchant en rangs derrière leur bannière, les militants du Parti ont fait à nouveau flotter les drapeaux rouges de la révolution dans les rues de la métropole québécoise tout en scandant des slogans combatifs en faveur du pouvoir de la classe ouvrière – la classe qui produit le monde tel qu’il existe et qui porte en elle l’avenir du genre humain.

Après avoir livré un discours politique à la Place des Festivals – point de départ de la manifestation –, le contingent du Parti a marché pendant une quarantaine de minutes vers l’Est sur les rues Sainte-Catherine et Ontario où il a été remarqué par plusieurs prolétaires qui s’affairaient là. La manifestation s’est ensuite dirigée au Nord vers la rue Sherbrooke pour rejoindre le rassemblement du 1er mai organisé par les centrales syndicales au parc Lafontaine.

L’action du Parti s’est alors transformée en opération de visibilité auprès de la foule constituée de travailleurs de tous les secteurs – allant des employés du secteur public en négociation avec le gouvernement Legault aux débardeurs du port de Montréal dont la grève générale vient d’être brisée par une loi spéciale odieuse. Des centaines de tracts appelant à reconstruire le mouvement politique indépendant du prolétariat canadien et à relancer la lutte pour le socialisme ont été distribués aux travailleurs présents sur les lieux. Le Parti a ensuite pris part à la manifestation syndicale jusqu’à son point d’arrivée en arborant les symboles communistes et en criant des slogans révolutionnaires.

Dans le contexte de la pandémie, le fait que les travailleurs osent prendre massivement la rue à nouveau pour défendre leurs intérêts est une excellente nouvelle pour le développement de la lutte à venir contre la bourgeoisie. Dans le futur, les journées du 1er mai devront être marquées par la réapparition – à Montréal et éventuellement ailleurs au pays – de manifestations politiques révolutionnaires et combatives dans les centres financiers de la bourgeoisie canadienne. Ces manifestations prolétariennes devront être de plus en plus larges et de plus en plus percutantes. La propriété capitaliste sera ciblée et les forces de la classe dominante seront affrontées dans la rue. La société bourgeoise sera critiquée par l’action révolutionnaire réelle!

Les travailleurs désirant participer au développement de ce mouvement de lutte doivent joindre leurs forces dès maintenant à l’organisation qui le fera naître et qui le dirigera! Ils doivent contribuer le plus tôt possible à forger le parti communiste de la classe ouvrière canadienne, le PCR!

Vive la Journée internationale des travailleurs!

Vive la classe laborieuse canadienne et le prolétariat mondial!

Vive la lutte universelle pour le communisme!

L’avenir appartient à la classe ouvrière!

Défilé avec drapeaux rouges du PCR
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Le 1er mai 2021, après avoir tenu notre manifestation politique autonome à partir du centre-ville de Montréal, nous avons rejoint le rassemblement organisé par les centrales syndicales au parc Lafontaine afin d’interpeller les travailleurs en lutte qui y étaient présents et de les inviter à appuyer le combat pour rebâtir le mouvement révolutionnaire pour le socialisme. Nous publions ici le contenu du tract que nous avons distribué.

À l’année longue, les travailleurs résistent à l’exploitation et mènent des luttes économiques courageuses contre la classe capitaliste pour défendre leurs intérêts immédiats, et ce, avec le soutien de leurs syndicats et du mouvement ouvrier organisé. Que ces luttes visent à améliorer leur sort ou simplement à ralentir la dégradation de leurs conditions de vie – dégradation provoquée de manière inévitable, à long terme, par le mode bourgeois de production –, elles sont entièrement nécessaires et doivent être menées avec la plus grande énergie possible dans les conditions actuelles.

On l’a vu dans la dernière année au Québec : la bourgeoisie ne cède rien si elle n’y est pas forcée, et elle cherche toujours à réduire au minimum ce qu’elle donne aux prolétaires en échange de leur force de travail. Notamment, le gouvernement provincial dirigé par François Legault vise à imposer des conventions collectives minables aux 550 000 travailleurs du secteur public avec lesquels il fait semblant de négocier. Ayant d’abord cherché ouvertement à les appauvrir en tentant de leur faire avaler des offres salariales sous l’inflation, le comité exécutif de la bourgeoisie refuse toujours d’augmenter leurs salaires de manière significative. Surtout, il refuse dinverser la dégradation des services publics fournis par l’État bourgeois aux masses populaires de la province, et ce, au moment même où ces services sont complètement submergés par la pandémie. Par ailleurs, pendant toute l’année, la bourgeoisie a forcé les prolétaires à travailler dans des conditions extrêmement dangereuses et les a même obligés à lutter pour obtenir des mesures de protection minimales contre le virus mortel (par exemple des masques N95 pour les infirmières et les préposées aux bénéficiaires). Finalement, rappelons qu’en pleine deuxième vague de la pandémie, les capitalistes n’ont pas hésité à mettre des centaines de travailleurs en lock-out – les mêmes qu’ils avaient hypocritement « remerciés » au début de la crise – afin de leur imposer des reculs ou de briser leur volonté de lutter pour des gains. Imaginons un instant ce qui adviendrait sans l’opposition organisée des prolétaires aux plans et aux manœuvres de la bourgeoisie!

Mais les luttes économiques défensives des travailleurs, aussi nécessaires soient-elles, ne seront jamais capables, à elles seules, de conduire à une transformation profonde et permanente des conditions de vie du prolétariat dans son ensemble. Tant que la dictature de la bourgeoisie demeurera en place et que les travailleurs ne seront pas propriétaires des moyens de production, l’exploitation se poursuivra : les prolétaires demeureront à la merci des bandits capitalistes qui s’enrichissent sur leur dos et continueront de voir leurs conditions de vie se dégrader. C’est par la prise du pouvoir politique et par la révolution socialiste que les masses ouvrières et prolétariennes cesseront d’être soumises à la toute-puissance du capital et acquerront la capacité de décider collectivement de leur propre sort. En prenant le contrôle des moyens de production, elles planifieront l’économie en fonction de leurs besoins au lieu de laisser les décisions entre les mains de parasites bourgeois qui ne cherchent qu’à maximiser leurs profits. Notamment, elles pourront instaurer des services publics socialistes réellement adéquats et répondant de manière complète aux besoins du peuple.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, nous manifestons pour exprimer la nécessité de rebâtir le parti politique indépendant du prolétariat canadien afin de mener notre classe vers le pouvoir. La classe ouvrière doit remettre de l’avant son programme révolutionnaire visant l’abolition complète de la propriété privée et l’édification du socialisme. Surtout, elle doit commencer à déployer dès maintenant les formes de lutte et d’organisation nécessaires à la réalisation de ce programme. Tous les travailleurs qui le désirent peuvent et doivent prendre part activement à ce grand processus de reconstruction du mouvement politique prolétarien.

Relançons la lutte pour le pouvoir ouvrier et pour le socialisme!

Lavenir appartient à la classe ouvrière et aux masses populaires!

 

Affiche avec triangles rouges
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le Parti communiste révolutionnaire du Canada tient à exprimer sa solidarité avec les prolétaires et les paysans qui luttent contre les classes exploiteuses dans tous les pays du monde. Nous sommes aux côtés des masses populaires qui doivent présentement affronter la pire pandémie à être survenue depuis la Grippe espagnole de 1918. Nous saluons tout particulièrement nos camarades maoïstes dans les pays dominés par l’impérialisme, notamment les militants des partis communistes de l’Inde et des Philippines qui dirigent depuis des années des guerres populaires prolongées contre les classes réactionnaires de leur pays respectif et qui continuent à organiser la lutte avec courage malgré les conditions actuelles.

Depuis maintenant près d’un an et demi, les peuples du monde entier, en plus de devoir endurer les souffrances déjà causées par le capitalisme en temps normal, sont accablés par une crise sanitaire mondiale, laquelle a pris une ampleur monstrueuse et n’est toujours pas contenue de manière efficace et coordonnée. La faute revient entièrement aux puissances impérialistes et aux classes réactionnaires de tous les pays qui négligent les besoins des masses, préférant s’affronter mutuellement pour conserver et étendre leurs marchés. Partout, les travailleurs font les frais de l’inefficacité absurde des États dirigés par des bandits et des hommes d’affaires; de l’inutilité des bureaucraties capitalistes sclérosées et parasitaires; de la défaillance des systèmes de santé mis en place par la bourgeoisie; ainsi que des limites des grandes institutions scientifiques soumises à la politique des classes dominantes et paralysées par les contraintes de l’économie de marché. Les masses populaires constatent également l’impuissance d’une organisation internationale comme l’OMS, institution officiellement censée veiller sur la santé de la population mondiale, mais qui n’est en réalité rien d’autre qu’un repère de carriéristes bourgeois séparés de la gestion réelle et immédiate du capitalisme; rien d’autre qu’une instance minable au service des intérêts généraux de l’impérialisme.

Partout, les classes dominantes font passer les profits avant la vie humaine, relançant hâtivement la production et l’économie sous la pression de la concurrence capitaliste internationale, et ce, sans avoir maîtrisé préalablement la propagation du virus mortel. Partout, la bourgeoisie se montre incapable de fournir au peuple les ressources et le matériel adéquat pour combattre le virus. En conséquence de l’insouciance des classes réactionnaires, plus de 150 millions de personnes ont officiellement été infectées à ce jour et des millions de morts évitables ont déjà eu lieu (le nombre de décès s’élèverait à 3,17 millions selon les données officielles, mais le bilan réel est probablement beaucoup plus lourd). Et c’est sans parler de l’appauvrissement scandaleux des masses populaires un peu partout sur la planète et du chaos économique engendré par l’absence de planification qui caractérise le mode de production capitaliste.

Même si le moyen de mettre fin à la crise sanitaire existe depuis la création de vaccins efficaces contre la COVID-19 – notamment les vaccins innovateurs à ARNm –, la crise sanitaire s’éternise en raison de l’anarchie dans la production et dans la distribution mondiale des produits du travail et de l’ingéniosité humaine. À cause de la compétition impérialiste et de l’emprise des grands monopoles privés sur la fabrication des vaccins (dont la propriété intellectuelle n’est pas suspendue malgré le nombre incalculable de vies que cela pourrait sauver), la campagne d’immunisation mondiale se déroule au ralenti et les masses populaires des pays pauvres n’y ont même pas accès. En février 2021, on estimait que seulement 43% des capacités mondiales de production de vaccins contre la COVID-19 étaient utilisées en raison de barrières artificielles créées par les grandes entreprises pharmaceutiques. Par ailleurs, à la fin du mois de janvier dernier, les gouvernements de quinze pays riches avaient accaparé à eux seuls 93% des doses de vaccin produites dans le monde. À la mi-février, 130 pays n’avaient toujours pas reçu une seule dose. Dans certains pays dominés où la vaccination fait défaut, la situation sanitaire risque de demeurer critique pendant longtemps et pourrait empirer prochainement. En Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète, une catastrophe sanitaire particulièrement épouvantable se déroule actuellement et continue de prendre de l’ampleur avec des centaines de milliers d’infections répertoriées et plusieurs milliers de morts officiellement comptabilisés chaque jour. Dans ce pays qui constitue ironiquement l’un des plus gros producteurs de vaccins au monde, moins de 9% de la population avait reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19 à la fin du mois d’avril. Pendant ce temps, les capitalistes font des profits gigantesques sur le malheur de l’humanité. Au début du mois de février dernier, le monopole pharmaceutique Pfizer a notamment annoncé qu’il prévoyait réaliser en 2021 un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars et un bénéfice avant impôt d’environ 4 milliards de dollars uniquement avec la vente de son vaccin à ARNm contre la COVID-19 (dont le développement a été rendu possible – il faut le souligner – grâce à des subventions publiques massives). Son chiffre d’affaires total pour l’année 2021 devrait quant à lui atteindre 59,4 à 61,4 milliards de dollars, soit une augmentation comprise entre 42% et 47%. Par ailleurs, ayant laissé le virus se propager pendant des mois parmi les masses populaires du monde entier pour ne pas avoir à interrompre de manière prolongée le processus capitaliste d’extraction de plus-value, les États bourgeois permettent l’émergence de nouveaux variants plus contagieux et plus meurtriers du virus, compliquant ainsi les efforts nécessaires pour endiguer la pandémie et menaçant potentiellement l’efficacité des vaccins actuellement distribués.

Le chaos impérialiste qui se manifeste de manière exacerbée depuis le début de la pandémie n’a rien de nouveau : des crises encore plus intenses et des conflits sociaux encore plus violents ont jalonné toute l’histoire du capitalisme et continueront de le faire dans le futur. Du début du 20e siècle aux deux premières décennies du 21e siècle, les classes laborieuses ont payé de leur sueur et de leur sang le prix du maintien de la domination de la grande bourgeoisie monopoliste. Les crises internes du capital se sont multipliées – allant de la grande crise de 1929 à la crise financière de 2008. Des guerres de brigandage dévastatrices – dont deux guerres mondiales ayant fait des dizaines de millions de morts – ont été déclenchées afin d’assouvir la soif d’enrichissement de rapaces capitalistes. L’exploitation de la classe ouvrière et le pillage des pays dominés se sont accrus. Tous ces maux sont des conséquences directes du caractère anarchique et inhumain du mode de production capitaliste fondé sur la concurrence et sur la recherche du profit privé. Tant que l’humanité ne sera pas entièrement débarrassée de ce mode de production historiquement périmé, les crises et les conflits inutiles vont continuer. La bourgeoisie impérialiste parviendra éventuellement à mettre fin à la pandémie actuelle, mais le chaos social généré par le capital, lui, persistera tant que les classes réactionnaires resteront au pouvoir.

Qui peut débarrasser le genre humain de la barbarie capitaliste et instaurer un nouvel ordre social? C’est la classe ouvrière internationale : la classe de ceux qui produisent mais qui sont dépossédés des moyens de production. Cette immense classe sociale, engagée dans le procès de production le plus moderne qui soit, tenant entre ses mains l’ensemble de l’économie de la planète et dont les membres se trouvent liés entre eux peu importe le pays dans lequel ils se trouvent – en raison des liens économiques internationaux et de l’uniformité de la production industrielle mondiale –, représente la classe la plus révolutionnaire et la plus progressiste de l’époque actuelle. C’est la seule classe qui, en se libérant de l’exploitation, peut – et doit – émanciper l’humanité entière, détruire toutes les distinctions de classe et faire émerger un nouveau mode de production supérieur au capitalisme : le communisme.

Les conditions matérielles d’existence de la classe ouvrière en font la classe dont les idées sont les plus justes, les plus claires et les plus désintéressées. La position des ouvriers dans les rapports de production les poussent spontanément à la lutte collective contre l’exploitation et contre toutes formes d’injustice. Le prolétariat mondial possède d’ailleurs déjà une riche expérience de combat contre la bourgeoisie, expérience accumulée au cours de plus d’un siècle et demi de résistance au joug du capital et de luttes révolutionnaires. C’est en se basant sur les enseignements tirés de ses luttes passées et de ses grandes victoires historiques que la classe ouvrière d’aujourd’hui parviendra à renverser définitivement la bourgeoisie et à abolir les rapports de production capitalistes. Cet immense héritage révolutionnaire doit être revendiqué ouvertement par les militants ouvriers les plus conscients afin d’inspirer le reste de leur classe et d’entraîner les masses laborieuses dans la bataille générale pour le socialisme et pour le communisme.

Cette année, le prolétariat mondial célèbre d’ailleurs le 150e anniversaire de la Commune de Paris, la première grande victoire politique du mouvement prolétarien. Malgré la brièveté de son existence, la Commune, en tant que premier gouvernement ouvrier de l’histoire, a permis d’éclairer la voie aux générations d’ouvriers révolutionnaires qui sont venues après elle. Elle a fait apparaître la forme politique permettant de réaliser la révolution sociale et l’émancipation économique des travailleurs. En avril 1911, à l’occasion du 40e anniversaire de la Commune, Lénine a écrit :

« Le souvenir des combattants de la Commune n’est pas seulement vénéré par les ouvriers français, il l’est par le prolétariat du monde entier. Car la Commune lutta non point pour quelque objectif local ou étroitement national, mais pour l’affranchissement de toute l’humanité laborieuse, de tous les humiliés, de tous les offensés. Combattante d’avant-garde de la révolution sociale, la Commune s’acquit des sympathies partout où le prolétariat souffre et lutte. Le tableau de sa vie et de sa mort, l’image du gouvernement ouvrier qui prit et garda pendant plus de deux mois la capitale du monde, le spectacle de la lutte héroïque du prolétariat et de ses souffrances après la défaite, tout cela a enflammé l’esprit de millions d’ouvriers, fait renaître leurs espoirs et gagné leur sympathie au socialisme. »

Hissés sur les épaules des communards parisiens de 1871, les révolutionnaires du 20e siècle ont conduit le prolétariat mondial à des victoires encore plus éclatantes, notamment avec la Révolution russe de 1917 et la Révolution chinoise de 1949. Ces deux révolutions ont mené aux premières expériences d’édification du socialisme, démontrant dans la pratique aux masses populaires du monde entier la supériorité de la propriété collective et de la planification ouvrière de l’économie par rapport à la propriété privée et à l’économie de marché.

C’est dans le feu de la lutte des classes que la science révolutionnaire du prolétariat – le marxisme – s’est développée au 19e siècle et qu’elle s’est par la suite enrichie durant tout le 20e siècle. Grâce au marxisme, le prolétariat peut comprendre les rouages de l’exploitation capitaliste et peut maîtriser le processus aboutissant à la transformation révolutionnaire de la société. Évidemment, le marxisme a été nié de toutes ses forces par la bourgeoisie qui y voit une arme théorique redoutable dont il faut priver à tout prix les masses ouvrières. Et malheureusement, en conséquence des efforts de mystification déployés pendant plusieurs décennies par la classe dominante et par les intellectuels petits-bourgeois à son service, la science marxiste est désormais presque inconnue des ouvriers et des masses populaires dans les pays impérialistes. Aujourd’hui, les communistes de ces pays ont la tâche urgente de rediffuser largement les enseignements du marxisme auprès des travailleurs et de lier à nouveau la théorie révolutionnaire avec les luttes ouvrières réelles. Pour ce faire, il doivent produire et diffuser une propagande vivante, abondante et variée qui aborde de manière révolutionnaire les questions touchant aux conditions de vie concrètes et aux combats actuels des ouvriers. Les communistes doivent produire et diffuser des analyses matérialistes et justes de la conjoncture, de la lutte des classes, des processus économiques en cours et des contradictions impérialistes.

Mais les communistes doivent aussi organiser la classe ouvrière pour la lutte politique et déployer les moyens d’action permettant de transformer leurs idées en force matérielle pour combattre la bourgeoisie. Surtout, ils doivent reconstruire le parti d’avant-garde centralisé – dans tous les pays où il doit être reconstruit – en s’ancrant profondément auprès des masses ouvrières et prolétariennes et en préparant concrètement le déclenchement de la guerre populaire contre la bourgeoisie. La classe ouvrière canadienne célèbre d’ailleurs cette année le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste du Canada (PCC) en 1921, fondation qui avait eu lieu sous l’impulsion de la révolution d’Octobre de 1917 en Russie et sous l’influence de l’Internationale communiste créée en 1919. Malgré les déviations importantes ayant caractérisé son histoire jusqu’au triomphe du révisionnisme dans ses rangs au début des années 1940, le PCC a accumulé une riche expérience de liaison avec la classe ouvrière dans les années 1920 et 1930, décennies au cours desquelles il a dirigé des combats prolétariens importants et a contribué à faire rayonner le marxisme au sein des masses populaires. Aujourd’hui, les communistes du PCR-RCP travaillant à rebâtir le mouvement politique du prolétariat canadien doivent s’appuyer sur l’héritage positif du PCC d’autrefois tout en apprenant de ses erreurs pour ne pas les répéter. Ils doivent reprendre le flambeau des générations passées de militants communistes – y compris celui des générations plus récentes ayant créé de nouvelles organisations anti-révisionnistes suite à l’embourgeoisement du PCC – et mener à terme la tâche historique qu’elles avaient entreprise : l’organisation de la lutte politique du prolétariat, le renversement de la domination de la bourgeoisie canadienne au moyen de la lutte armée et l’établissement d’un nouveau pouvoir socialiste partout au pays afin de servir la révolution prolétarienne mondiale! Aujourd’hui, à l’occasion du 1er mai, le PCR-RCP appelle tous ceux qui le désirent à prendre part activement à ce grand processus de reconstruction du mouvement politique indépendant du prolétariat canadien.

Vive la Journée internationale des travailleurs!

Vive la classe laborieuse canadienne et le prolétariat mondial!

Vive la lutte universelle pour le communisme!

L’avenir appartient à la classe ouvrière!

 

Bannière rouge "La classe ouvrière dirigera la production"
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Camarades!

Qui fait tourner les machines d’où jaillissent toutes les choses utiles?

Qui construit les immeubles où dorment les familles?

Qui pave les routes reliant les communautés et rassemblant les peuples?

Qui bâtit les ponts unissant les rives et unifiant le territoire?

Camarades!

Qui illumine les villages et les villes?

Qui convertit les rivières en courant électrique?

Qui fait couler le pétrole et raffine le carburant?

Qui connaît le secret des centrales atomiques?

Camarades!

Qui fait avancer les trains, voguer les navires, rouler les automobiles?

Qui transforme la matière et transporte les matériaux?

Qui distribue les biens dont les gens ont besoin?

Camarades!

Qui prépare la nourriture et surveille les provisions?

Qui s’occupe des malades et nettoie les cliniques?

Qui prend soin des enfants et chauffe les écoles?

Camarades!

Qui fabrique tout, mais ne possède rien?

Qui fait vivre le monde, mais ne peut vivre librement?

Qui a tout produit, mais demeure séparé de sa propre création?

Camarades!

C’est nous!

Nous, les travailleurs,

la majorité dépossédée,

les prolétaires du 21e siècle!

Aujourd’hui, le 1er mai 2021, nous prenons à nouveau la rue, partout sur la planète, pour exprimer une volonté tranchante : celle d’en finir avec l’injustice et de mettre un terme à l’exploitation du Travail par le Capital!

Nous manifestons parce que nous sommes conscients de former une classe immense, unifiée, internationale!

Parce que nous tenons entre nos mains toute la production, toute l’économie du monde!

Parce que nous avons l’expérience des luttes et des victoires passées!

Parce que nous avons les idées les plus justes et les plus claires!

Pendant tout le dernier siècle, alors que les monopoles se disputaient les marchés et que les impérialistes envoyaient leurs armées commettre des massacres;

alors que le capitalisme allait de crise en crise et que la minorité bourgeoise accaparait toutes les ressources vitales,

nous rendions possible, par notre travail, la vie collective et nous préparions la lutte pour mettre fin à l’anarchie du monde bourgeois : pour instaurer la paix commune et universelle.

Mais nous n’avons pas encore gagné! La bourgeoisie continue de piller, de saccager, d’exploiter, de semer le désordre!

Chacun le voit depuis un an! Les grandes puissances rivales ont laissé un virus redoutable se répandre comme une traînée de poudre sur la planète et faire des millions de morts évitables. Et maintenant, ces grandes puissances se montrent incapables de juguler cette pandémie monstrueuse de manière efficace et coordonnée.

Pendant que les travailleurs empêchent la société de s’effondrer, les capitalistes se disputent le matériel médical, font monter les prix, monopolisent les connaissances scientifiques, privent les populations pauvres de vaccins, rivalisent d’astuces pour renvoyer les ouvriers au travail dans des conditions dangereuses. Sans avoir rien maîtrisé, les classes dominantes relancent l’exploitation et aggravent l’épidémie.

Comme toujours, les peuples du monde font les frais de l’inefficacité absurde des bureaucraties capitalistes sclérosées, des gouvernements de bandits et d’hommes d’affaires, des grandes institutions soumises à la politique bourgeoise et paralysées par les contraintes de l’économie de marché.

Les limites de la concurrence, de la propriété privée et de la monopolisation de la production par le capital se manifestent brutalement : les masses s’appauvrissent et crèvent.

La pandémie prendra fin, mais après, il y aura d’autres crises!

Il y aura des chocs financiers violents!

Il y aura des attaques contre les forces productives!

Il y aura des guerres!

Le capital ne peut exister sans générer des secousses économiques sévères, sans alimenter les antagonismes inutiles, sans semer le chaos dans la production, sans appauvrir les travailleurs!

Aujourd’hui, nous crions : c’est assez!

Le pouvoir bourgeois doit céder la place à celui des producteurs véritables de la richesse,

à celui de la classe ouvrière et des masses laborieuses!

Aujourd’hui, nous manifestons!

Bientôt, nous déclencherons des révoltes bien plus fortes, des soulèvements prolongés,

des révolutions!

Nous abattrons les seigneurs de la société bourgeoise : les hommes d’affaires, les magnats de l’industrie privée, les barons du commerce, les rentiers, les spéculateurs, les financiers, les millionnaires et les milliardaires inutiles, et tout l’appareil d’État à leur service!

Nous formerons le nouveau gouvernement populaire, comme l’ont fait les ouvriers de la Commune de Paris il y a 150 ans; comme l’ont fait les révolutionnaires qui se sont hissés sur leurs épaules au 20e siècle en Russie et en Chine!

Nous forgerons l’humanité du futur, l’humanité libérée des classes sociales et de l’exploitation!

Vive le prolétariat mondial!

Vive la Journée internationale des travailleurs!

Vive la lutte pour le communisme!

Vive le PCR!

Marteau faux du PCR
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Le 28 janvier marque l’anniversaire de fondation du Parti communiste révolutionnaire du Canada. Cette année, en raison de l’épidémie de COVID-19 qui bat son plein au pays, il n’était évidemment pas possible d’organiser un rassemblement public pour souligner l’anniversaire de notre organisation comme nous le faisons habituellement. Mais ce n’est que partie remise. Les prochaines années s’annoncent riches en luttes prolétariennes et en activité révolutionnaire et dès que la situation le permettra, nos réunions politiques reprendront à nouveau. D’ici là, nous tenons à encourager nos sympathisants à ne pas se laisser décourager par les difficultés actuelles et à ne pas baisser les bras. Aujourd’hui, alors que notre parti célèbre ses 14 ans d’existence, nous appelons à poursuivre la lutte pour faire renaître le camp de la révolution prolétarienne au pays.

Dans les dernières années, nous avons combattu les courants postmodernes faussement « de gauche » qui gangrènent la lutte sociale et qui font disparaître la lutte contre l’exploitation capitaliste. À contre-courant des idées dominantes de l’époque actuelle, nous avons continué à défendre la classe prolétarienne, à faire la promotion du socialisme et à lutter pour le pouvoir ouvrier. Nous nous sommes engagés, avec patience et persévérance, dans un long processus de reconstruction de l’avant-garde politique du prolétariat canadien. Et à présent, malgré de nouvelles embûches, nous continuons à tenir bien haut le flambeau de la cause ouvrière et de la révolution et nous sommes déterminés à poursuivre patiemment ce long travail de reconstruction.

En 2020, notre travail politique a évidemment été transformé par les nouvelles conditions liées à la pandémie de COVID-19. Dès que les autorités bourgeoises ont décrété l’état d’urgence sanitaire au mois de mars dernier, il a fallu réorganiser notre activité révolutionnaire pour faire face à la nouvelle situation. Si certains aspects de notre travail ont dû être interrompus temporairement, une autre partie de notre activité a connu un développement intéressant. Notamment, l’activité de notre journal en ligne – l’ISKRA – s’est grandement intensifiée dans les derniers mois, une avancée dont l’ensemble de nos sympathisants peuvent se réjouir. En effet, la fréquence de nos publications et le nombre de nos lecteurs ont beaucoup augmenté – certains de nos articles sur l’actualité de la lutte des classes ayant par exemple été repartagés à plus de 1 000 occasions sur les réseaux sociaux. Nos analyses politiques ont connu une visibilité plus grande que jamais parmi les masses populaires québécoises et les travailleurs qui y ont été exposés y ont adhéré largement.

Évidemment, notre journal s’est en grande partie consacré à l’analyse des événements entourant l’actuelle pandémie de COVID-19 – un événement historique qui laissera une trace indélébile dans la mémoire du prolétariat international. La dernière année a été marquée par la faillite complète de la bourgeoisie canadienne et de l’ensemble des classes dominantes impérialistes à travers le monde quant à la protection des populations face au virus SARS-CoV-2 qu’elles ont laissé se répandre comme une traînée de poudre partout sur la planète. Dès le début de la crise sanitaire au Canada, notre parti a révélé les intérêts et les processus économiques derrière les tergiversations, les incohérences et l’inaction des autorités bourgeoises de notre pays ainsi que des gouvernements de l’ensemble des pays impérialistes dans le monde. Nous avons montré comment la concurrence capitaliste internationale avait retardé l’adoption des mesures qui s’imposaient à l’hiver 2020 pour empêcher la propagation du virus dans chaque pays et comment cette même concurrence avait ensuite poussé les classes dominantes à relâcher prématurément l’essentiel de ces mesures – au détriment de la santé et de la vie des prolétaires – pour ne pas nuire de manière prolongée à la production de plus-value et à l’accumulation de capital.

Lorsque les gouvernements ont entamé le déconfinement et la relance des activités économiques au printemps – en minimisant la gravité de la situation et en laissant entendre que la pandémie était quasiment terminée –, nous avons immédiatement dénoncé cette entreprise criminelle en révélant qu’elle allait inévitablement provoquer une deuxième vague meurtrière de contamination, ce qui s’est effectivement produit partout. Alors que les représentants patronaux, que les petits propriétaires d’entreprises, que les artistes et les intellectuels ainsi que les porte-paroles « scientifiques » de la bourgeoisie (pédiatres, épidémiologistes, etc.) s’unissaient dans une campagne pour encourager le retour à la vie normale et pour réclamer l’accélération des réouvertures d’établissements, nous avons continué à défendre le point de vue et les intérêts des prolétaires que la bourgeoisie renvoyait au travail et obligeait à s’infecter massivement pour servir le capital.

Et lorsque la deuxième vague s’est abattue sur le pays à l’automne, nous avons dénoncé l’inaction et les mensonges des autorités bourgeoises ainsi que leurs attaques contre les masses populaires. Nous avons dévoilé la nouvelle entente tacite entre les classes dominantes de tous les pays impérialistes, entente selon laquelle les gouvernements laissent maintenant la contamination des masses atteindre des niveaux extrêmes en refusant de mettre en place les mesures nécessaires, et ce, afin de préserver le grand capital. En effet, depuis que la deuxième vague est commencée, les classes dominantes refusent de décréter une nouvelle pause économique et se contentent de restreindre les activités « superflues » pour le capital tout en ciblant le peuple et en l’accusant d’être responsable de la situation. De plus en plus, elles adoptent des mesures répressives tout en s’abstenant d’instaurer de réelles mesures sanitaires pour freiner la propagation du virus. Elles trompent les masses en prétendant qu’elles réagissent avec robustesse à l’épidémie alors qu’elles écartent en réalité la vraie solution : la fermeture de tous les milieux de travail non essentiels et des écoles jusqu’à ce que la vaccination massive de la population soit complétée. En conséquence de la gestion anti-prolétarienne de l’épidémie par les autorités bourgeoises, le nombre de malades atteint des sommets et les morts s’accumulent dans l’indifférence totale des dirigeants. Et c’est sans parler des séquelles lourdes et nombreuses que le virus laissera chez un nombre important de prolétaires contaminés.

La pandémie actuelle est un événement majeur révélant aux masses du monde entier l’ampleur de la barbarie capitaliste et la nature profondément réactionnaire des institutions bourgeoises. Les révélations produites par cet événement doivent renforcer la volonté des masses de combattre par tous les moyens les classes dominantes. Elles doivent aussi – et surtout – servir à remettre à l’ordre du jour le programme de la révolution communiste partout où le mouvement politique du prolétariat a connu un recul important dans les dernières décennies. Car pour mettre fin au chaos actuel, il n’y a qu’une seule solution : le prolétariat doit prendre le pouvoir et s’emparer des moyens de production afin de mettre en place une économie planifiée en fonction des besoins du plus grand nombre.

Ainsi, remettre à l’ordre du jour le programme communiste, c’est renouer avec une activité révolutionnaire centrée sur la classe ouvrière et sur la production ainsi qu’avec des analyses basées sur l’économie politique – ce que la nouvelle « gauche » postmoderne et petite-bourgeoise rejette entièrement. Au PCR, nous refusons d’abandonner cette voie et nous luttons avec acharnement pour rebâtir la liaison entre les ouvriers et la théorie révolutionnaire marxiste. Ainsi, nous continuons à produire une propagande directement adressée aux travailleurs, propagande dont une partie importante est consacrée au mouvement ouvrier canadien.

Dans la dernière année, les articles de l’ISKRA ont couvert la presque totalité des conflits de travail et des combats prolétariens qui ont éclaté dans la province québécoise ainsi que plusieurs luttes ouvrières importantes qui ont eu lieu dans le reste du pays. Chaque fois où c’était possible, nos militants sont allés directement à la rencontre des travailleurs en lutte pour les appuyer, pour en apprendre plus sur leur situation et pour leur faire prendre connaissance de notre initiative propagandiste. Nous sommes allés rencontrer les ouvriers de l’entrepôt Provigo à Laval ainsi que ceux de l’usine de jouets Mega Bloks dans le parc industriel de Saint-Laurent à Montréal, deux établissements dont on a appris qu’ils allaient fermer leurs portes. Nous avons visité les ouvriers du ravitaillement à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, les débardeurs du port de Montréal, les travailleurs de l’usine de portes-patio Energi à Terrebonne et les ouvriers de l’usine Meubles Cathedra à Victoriaville qui ont tous mené des grèves courageuses pour résister aux attaques du capital et pour améliorer leur sort. Nous sommes allés donner notre appui aux ouvriers de l’usine de produits laitiers Lactancia à Victoriaville, aux ouvriers de l’entrepôt central de Jean Coutu à Varennes, aux travailleurs de l’usine de cartons d’emballage WestRock à Pointe-aux-Trembles, aux chauffeurs de bétonnière de l’usine Demix à Saint-Hubert, aux ouvriers de Gate Gourmet à Dorval et aux ouvriers du Terminal Shell de Montréal qui ont tous été mis en lock-out en pleine pandémie par les capitalistes. Et l’automne dernier, nous avons formé un contingent rouge dans la manifestation organisée par la CSN à Montréal en appui aux 550 000 travailleurs du secteur public québécois en négociation avec le gouvernement Legault.

C’est ce genre d’activité que nous allons continuer à développer dans la prochaine année et dans celles à venir. Les ouvriers ont besoin d’une organisation politique qui concentre leurs revendications et leurs intérêts économiques et qui dirigera la lutte pour mener leur classe au pouvoir. Dans tous les affrontements économiques entre le prolétariat et la bourgeoisie, le PCR sera toujours aux côtés des travailleurs. Nous révélerons aux masses l’antagonisme irréconciliable qui oppose les ouvriers au capital et qui doit nécessairement se résoudre par la collectivisation des moyens de production. Nous révélerons comment la lutte économique du prolétariat doit éventuellement servir de levier pour renverser la classe bourgeoise. Aujourd’hui, nous appelons les travailleurs et les partisans du socialisme qui ont pris connaissance de notre propagande dans les derniers mois à nous aider à reconstruire le camp de la révolution pendant la période à venir. Continuez à faire circuler nos analyses! Manifestez votre appui envers notre parti! Impliquez-vous directement au sein de notre organisation! Ensemble, nous ferons renaître l’option de la lutte révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier canadien!

Sympathisants de la cause ouvrière, passez à l’action!

Travailleurs, rejoignez votre parti!

Poursuivons la lutte pour le pouvoir prolétarien!