Grève de Winnipeg 1919
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Cette année, le 1er mai revêt une signification spéciale pour le prolétariat canadien. Il coïncide avec le centenaire d’un événement dont le souvenir demeure à jamais gravé dans sa mémoire, un événement qui, à l’époque, lui a permis de tirer des enseignements fondamentaux et surtout de forger des armes indispensables lui servant encore aujourd’hui dans sa lutte contre les capitalistes: la Grève générale de Winnipeg.

Le 1er mai 1919, les ouvriers de la construction de Winnipeg – suivis le lendemain par ceux de la métallurgie – ont déclenché une grève dans le but d’obtenir de meilleurs salaires, des journées plus courtes ainsi que la reconnaissance syndicale. Deux semaines plus tard, suite au refus catégorique des patrons de négocier avec les ouvriers, le Conseil des métiers et du travail de Winnipeg a annoncé, après consultation de ses membres, le déclenchement d’une grève générale en appui aux travailleurs de la construction et aux métallurgistes. Plus de 30 000 travailleuses et travailleurs syndiqués et non-syndiqués – sur une population de 200 000 personnes – ont entamé un débrayage qui allait paralyser l’économie capitaliste dans la ville pendant six semaines. Un Comité de grève a été mis en place et a pris en charge l’administration des services municipaux essentiels, tels que la livraison de nourriture et la distribution d’eau. Des grèves de solidarité ont été déclenchées dans une vingtaine de villes partout au pays, de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse. À Montréal, une assemblée populaire réunissant des prolétaires anglophones, francophones et immigrants a adopté une motion en appui au mouvement. Sous l’impulsion des travailleurs et des travailleuses de Winnipeg, le pays s’est littéralement embrasé, ébranlant la bourgeoisie et les fondements de son régime d’exploitation.

Alors que certains commémoreront les 100 ans de la Grève générale de Winnipeg de façon purement intellectuelle, en étant complètement déconnectés de la lutte des classes actuelle, voire en niant son existence, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) appelle à souligner dans le combat politique contre les capitalistes de notre époque cet anniversaire dont la charge symbolique ne peut et ne doit servir qu’à inspirer les travailleurs et les travailleuses d’aujourd’hui pour leurs batailles à venir et surtout à renforcer leur volonté de renverser une fois pour toutes la société bourgeoise. Notre parti appelle donc à descendre dans la rue le 1er mai et à prendre d’assaut le centre financier et commercial de la bourgeoisie impérialiste canadienne à Montréal, un des quartiers au pays où se concentrent de nos jours les richesses produites par la classe ouvrière et dont elle continue d’être spoliée. Le rassemblement est prévu à 18 h 30 au Square Phillips. Nous appelons les masses à passer à l’offensive, à affronter les capitalistes et leur appareil de répression dans la rue et à cibler les intérêts bourgeois, en mettant à l’avant-plan l’unité du prolétariat et sa volonté de prendre le pouvoir pour transformer la société et abolir l’exploitation.

Aujourd’hui, alors que la nécessité du socialisme devient de plus en plus pressante avec la crise de longue durée dans laquelle le capitalisme mondial est plongé depuis des décennies, alors que la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie s’aiguise dans tous les pays, y compris le nôtre – on n’a qu’à penser aux récentes attaques contre les masses laborieuses telles que la loi spéciale du gouvernement Trudeau visant à forcer le retour au travail des employés de Postes Canada –, alors que les conditions de vie du peuple se détériorent et que les feux brûlent partout dans la société, les travailleurs et les travailleuses doivent impérativement renouer avec les traditions de lutte de leur classe et s’emparer à nouveau des moyens d’action qu’elle a historiquement développés au cours de ses nombreux combats contre les capitalistes.

En ce moment, les perspectives émancipatrices pour toute la classe font défaut au sein du prolétariat canadien, tandis qu’avec ses puissantes forces productives et les richesses incroyables qu’il contient, le pays est mûr depuis longtemps pour la collectivisation des moyens de production et la prise en charge par les masses de l’organisation de la société. Il est donc urgent de se saisir des formes d’action qui favorisent l’unité de l’ensemble des prolétaires, qui permettent de mettre de l’avant les besoins fondamentaux de notre classe et, surtout, qui font progresser la lutte révolutionnaire pour renverser le pouvoir bourgeois et le remplacer par le pouvoir ouvrier. En somme, il faut développer notre initiative et, en nous servant de l’expérience accumulée historiquement par la classe ouvrière et les masses populaires, construire le camp de la révolution communiste!

Les manifestations prolétariennes combatives constituent l’une de ces formes de lutte faisant depuis longtemps partie de l’arsenal de combat du prolétariat canadien et international, une forme de lutte percutante aujourd’hui employée par les masses presque partout dans le monde – notamment à l’occasion du 1er mai – et qui doit se généraliser ici afin de placer la bourgeoisie sur la défensive et faire progresser le mouvement révolutionnaire. C’est aussi l’une des formes de lutte que la Grève générale de Winnipeg de 1919 a mises de l’avant. Le 21 juin 1919, lors d’une importante manifestation des grévistes près de l’hôtel de ville de Winnipeg, les manifestants et les manifestantes ont attaqué un tramway opéré par des briseurs de grève, l’ont renversé et y ont mis le feu – une action qui fut immortalisée par une photo célèbre qui symbolise désormais cette grève historique.

Malheureusement, les grévistes n’étaient pas suffisamment préparés à la dureté de la répression qui allait suivre ce jour-là, aujourd’hui connu sous le nom de «Samedi sanglant»: après la lecture par le maire de la ville de la Loi contre les émeutes, les policiers à cheval de la Gendarmerie Royale du Nord-Ouest (l’ancêtre de la GRC) ont chargé les manifestants, les ont frappés à coups de matraques et ont tiré sur la foule, tuant deux grévistes et en blessant des dizaines d’autres. Les grévistes en déroute ont ensuite été pourchassés et tabassés à travers les rues de la ville, avant que celles-ci ne soient finalement occupées par l’armée. Malgré que les manifestants aient résisté tant bien que mal à l’assaut des forces répressives, réussissant à causer quelques dégâts dans le camp adverse, ils n’ont pas pu tenir le coup longtemps.

Loin de signifier, comme pourraient le penser certains pacifistes, que les grévistes n’auraient pas dû faire usage de la violence, cet épisode démontre au contraire qu’il aurait fallu user d’une violence plus grande et mieux organisée afin de répliquer à la violence réactionnaire et repousser les attaques des capitalistes. Il est à noter que la répression – incluant la formation d’une milice de fiers-à-bras équipés de battes de baseball, le déploiement de militaires armés de mitrailleuses, une charge brutale le 10 juin contre une foule pacifique rassemblée pour écouter un discours ainsi que l’arrestation et la détention de plusieurs dirigeants de la grève le 17 juin – avait débuté avant les événements du Samedi sanglant, ce qui montre que la bourgeoisie, qui voyait ses profits menacés par la grève, avait l’intention dès le départ de mater le mouvement par la force.

La Grève générale de Winnipeg – ainsi que le mouvement de grève qui a déferlé à travers tout le pays sous son impulsion – a marqué un point tournant dans la lutte des classes au Canada. Elle a marqué l’entrée décisive de la classe ouvrière sur la scène politique en tant que classe indépendante, sur la base de ses revendications légitimes et de son aspiration au socialisme. Elle s’est caractérisée pendant toute sa durée par une confrontation intense entre les travailleurs et les travailleuses d’un côté et les capitalistes et leur État de l’autre, et c’est pourquoi elle a fait bondir la conscience de classe du prolétariat au pays.

Elle a renforcé, comme ne l’avait fait aucun événement auparavant, l’unité du prolétariat à travers tout le Canada, amenant hommes et femmes, canadiens d’origine et immigrants, anglophones et francophones à marcher comme une seule armée et à lutter côte-à-côte contre la bourgeoisie, et ce, en dépit des appels racistes de cette dernière à combattre les «ordures étrangères», pointées du doigt comme étant les responsables du mouvement. Elle a établi comme composantes fondamentales du mouvement ouvrier canadien des revendications essentielles et des moyens de lutte incontournables. C’est elle qui a mis de l’avant la lutte pour la journée de huit heures, le droit à la reconnaissance syndicale et à la négociation collective. Elle a frayé la voie à l’essor du syndicalisme industriel – en opposition au syndicalisme de métier – dans les décennies suivantes, ce qui, à l’époque, marquera un réel progrès dans l’organisation de la classe ouvrière. Surtout, elle a permis au prolétariat canadien de s’emparer d’une nouvelle forme de lutte, la grève générale, une arme dont il faudra bien qu’il se serve à nouveau dans les années à venir.

La Grève de Winnipeg a contribué à faire prendre conscience à un grand nombre de prolétaires que la lutte économique des travailleurs demeure vaine si elle ne se transforme pas en une lutte politique pour renverser le pouvoir des exploiteurs et instaurer le socialisme. Plusieurs leaders ouvriers de l’époque, y compris certains dirigeants de la grève de 1919, partageaient déjà ce point de vue avant les événements.

En mars 1919, soit quelques semaines avant la grève, avait eu lieu à Calgary un congrès du travail – la Conférence ouvrière de l’Ouest canadien – auquel avaient pris part des représentants du Conseil des métiers et du travail de Winnipeg. Lors de ce congrès avaient été adoptées des résolutions appelant à l’abolition du capitalisme ainsi qu’au soutien à la révolution bolchévique qui venait d’avoir lieu en Russie deux ans plus tôt. L’une de ces résolutions spécifiait même que le but du mouvement ouvrier canadien devait être la dictature du prolétariat au Canada: «Le congrès déclare son acceptation complète du principe de “dictature du prolétariat” comme étant absolu et efficace pour transformer la propriété privée capitaliste en une richesse collective et envoie ses souhaits fraternels au gouvernement soviétique russe. […]» Lors d’une allocution devant le jury qui le jugeait pour son rôle dans la grève, John Queen, l’un des principaux dirigeants du mouvement, a fait une déclaration démontrant ses prises de position radicales: «Finalement, la contestation de la classe ouvrière ne pourrait pas se limiter à des améliorations venant de l’intérieur de la structure du système économique existant; si elle veut se libérer de façon permanente, elle est obligée de combattre le capitalisme lui-même. Ainsi est né le socialisme moderne… et le mouvement ouvrier se fond avec le socialisme…»

C’est précisément le sens du slogan «luttons pour le socialisme et nos revendications» que notre Parti met de l’avant: les travailleurs et les travailleuses ne doivent pas se contenter de lutter isolément les uns des autres pour leurs revendications spécifiques et immédiates; ils et elles doivent au contraire s’unir et combattre pour les intérêts fondamentaux et à long terme de toute la classe, c’est-à-dire chercher à étendre ces luttes revendicatives au renversement de la société bourgeoise dans son ensemble. Car sans le socialisme, la satisfaction de leurs revendications demeure toujours partielle et éphémère.

La Grève de Winnipeg a également permis au prolétariat canadien de faire l’expérience des limites de la grève générale comme moyen de renverser le capitalisme si elle n’est pas subordonnée à la lutte armée pour vaincre les forces répressives de la bourgeoisie. Les événements du Samedi sanglant sont d’ailleurs venus confirmer ce que Lénine avait déjà entrevu quelques années plus tôt, en s’appuyant sur l’expérience du mouvement révolutionnaire en Russie, à savoir que les capitalistes, lors d’une grève générale paralysant l’économie, sont presque inéluctablement poussés à recourir à la violence pour relancer le procès de production et l’accumulation de profits: «Dans ces conditions, la grève peut devenir – bien plus: dans la plupart des cas, il est inévitable qu’elle devienne – une collision directe et immédiate avec les forces armées.» Cela signifie que sans une préparation suffisante pour faire face à la contre-attaque organisée de la bourgeoisie, sans l’armement du prolétariat et la prise en charge de l’affrontement militaire avec l’État bourgeois, la grève générale, si elle ne s’estompe pas d’elle-même, est vouée à être écrasée par la réaction. Dans le futur, afin de ne pas répéter les erreurs du passé et de surmonter les insuffisances de l’expérience de 1919, les grèves générales que le mouvement révolutionnaire fera émerger seront intégrées dans une forme de combat supérieure: la guerre populaire prolongée.

Finalement, la Grève générale de Winnipeg a contribué à faire prendre conscience aux ouvriers et aux ouvrières avancés de la nécessité de former un parti politique prolétarien indépendant afin de diriger et de mener à terme la lutte contre la bourgeoisie et elle a préparé le terrain à la création, deux ans plus tard, d’un tel parti – le Parti communiste du Canada (PCC). Ce parti, dont ont été membres un bon nombre de grévistes du mouvement de 1919, a constitué pendant deux décennies, avant de dégénérer et d’abandonner la voie révolutionnaire dans les années 1940, l’organisation d’avant-garde dont la classe ouvrière canadienne avait besoin et qui avait fait défaut lors de la Grève de Winnipeg.

Aujourd’hui, le mouvement communiste au pays renaît de ses cendres: un nouveau parti prolétarien d’avant-garde, le PCR, se bâtit en reprenant le flambeau du PCC d’autrefois afin de préparer la lutte armée et de diriger la révolution contre la bourgeoisie impérialiste canadienne. Les partisans et les partisanes du PCR représentent aujourd’hui les véritables continuateurs du combat historique du prolétariat canadien pour son émancipation. C’est en ayant à l’esprit la nécessité de préserver le fil conducteur de cette longue et formidable expérience qu’ils et elles manifesteront le 1er mai à Montréal et rendront un puissant hommage aux ouvriers et aux ouvrières ayant participé au mouvement de grève historique de 1919!

Travailleurs, travailleuses, prenez part au mouvement pour abolir le capitalisme et l’exploitation! Joignez-vous à la manifestation du 1er mai dans le centre financier de la métropole! Rassemblons-nous à 18h30 au Square Phillips! Montrons-nous à la hauteur des combats passés du prolétariat: osons affronter la bourgeoisie et ses forces répressives dans la rue! Nous sommes les Continuateurs! 

Torche rouge dans une manifestation du PCR
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Discours d’ouverture prononcé à l’occasion du 12e anniversaire du PCR.

Camarades! Nous sommes réunis ce soir pour célébrer le 12e anniversaire du Parti communiste révolutionnaire : 12 ans de lutte à contre-courant pour construire un véritable parti d’avant-garde marxiste-léniniste-maoïste, 12 ans de combat pour faire triompher la cause du prolétariat mondial, 12 ans d’action révolutionnaire pour préparer le déclenchement de la guerre populaire ici au Canada!

Nous sommes réunis ici parce que nous pensons que malgré les revers et les contre-coups, la lutte pour le communisme doit vivre encore! Et vous êtes la preuve qu’elle est bien vivante! Ce soir, dans cette salle, se trouvent les militants et les militantes les plus déterminés au pays, d’authentiques volontaires de la révolution socialiste! Ce soir, l’avant-garde du prolétariat canadien est rassemblée!


Notre parti traverse une période de reconstruction, et celle-ci n’est possible que grâce à votre engagement. C’est en travaillant ensemble avec acharnement toutes les semaines pour accomplir les tâches nécessaires pour rebâtir notre mouvement que nous assurons la continuité de l’expérience révolutionnaire au Canada. Sans vous, ce sont des années perdues, des savoirs oubliés, des vies humaines broyées par le Capital sans l’espoir d’une libération.

Il n’y a pas longtemps, nous avons scissionné avec des gens qui s’avéraient être des fossoyeurs de la révolution infiltrés dans notre mouvement. Nous avons refusé d’abandonner notre parti aux mains des opportunistes et nous l’avons relancé sur des bases véritablement communistes. Nous avons perdu certains acquis : des militants et des militantes, du territoire. Mais nous avons gagné quelque chose d’une valeur bien plus grande : l’expérience réelle d’une lutte de ligne, l’expérience de la lutte politique qui a émergé au sein du maoïsme canadien. Nous devons chérir cette expérience. Armés des éclaircissements politiques que la lutte a rendus possibles, nous reconstruisons avec ferveur l’état-major de la révolution au Canada, en multipliant les initiatives contre la bourgeoisie! Nous sommes constamment à l’offensive et nous tâchons d’innover sur tous les plans! Nous nous forgeons dans le combat politique. Nous assumons les coups, nous résistons aux attaques, nous répliquons contre l’ennemi. Nous sommes inflexibles. Nous sommes solidaires de notre Parti, notre force pour la révolution, et nous allons le rebâtir, d’un océan à l’autre!

Une première phase de clarifications théoriques s’est achevée. Nous avons repris en main notre propagande. Nous faisons reposer notre unité sur une compréhension commune et de plus en plus affinée des quatre formes objectives d’action révolutionnaire. Nous mettons de l’avant la nécessité de bâtir un parti communiste complet, développement du parti d’avant-garde centralisé de Lénine que la préparation de la guerre populaire prolongée requiert. Nous faisons une défense offensive du matérialisme contre le nouvel idéalisme des intellectuels de la petite-bourgeoisie. Nous soufflons à pleins poumons sur l’air vicié par le post-modernisme que trop de militants et de militantes respirent. Nous ne faisons aucune concession aux attaques anticommunistes qui fusent de partout!

Cependant, le combat concret pour que notre théorie révolutionnaire devienne une force matérielle ne fait que commencer. Mobiliser la classe ouvrière pour la révolution socialiste est à notre époque un travail de longue haleine nécessitant une grande assiduité et beaucoup de patience. Nous encadrons avec méthode notre mouvement vers les usines. Notre travail de terrain dans les zones industrielles est bien vivant. Nous sommes les seuls à nous y déployer afin d’y faire germer la lutte pour le pouvoir, celle qui libérera véritablement les ouvriers et les ouvrières des chaînes de l’exploitation.


Nous attirons de plus en plus la haine des forces militantes petites-bourgeoises et étudiantes en raison de notre défense assumée des perspectives prolétariennes et de la lutte idéologique implacable que nous avons entamée. Les attaques de nos ennemis se sont intensifiées et c’est bon signe : cela montre que nous représentons le courant ascendant, la force qui tire le mouvement spontané vers l’avant, hors du marais dans lequel pataugent l’ensemble des militants et militantes anticapitalistes et d’extrême-gauche.

La période historique dans laquelle nous sommes est singulière : elle comporte son lot de défis et rend le déploiement d’un parti communiste difficile. Il faut convaincre que le combat en vaut la peine. Certes, l’expérience de nos prédécesseurs a pavé la voie. Elle nous parle. Nous l’embrassons et nous nous en emparons. Mais aujourd’hui, dans ce pays, tout est à mettre en place à nouveau. Heureusement, nous n’avançons pas à tâtons. Nous avons repris le fil conducteur de notre mouvement, le mouvement communiste international. Nous sommes guidés par la science. Nous avons le meilleur arsenal de combat qui soit. La révolution, nous pouvons la maîtriser et en devenir des experts!


Camarades, nous sommes engagés dans un processus bien lancé, plus forts et plus unis que jamais! Camarades, nous allons intensifier la lutte! Et nous allons les gravir, les paliers historiques! Camarades, nous allons fracasser ensemble les plafonds du passé!

 

***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

En ce cent unième anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, nous publions le discours qui avait été prononcé à l’amorce de la Manifestation pour le Socialisme du 7 novembre 2017. Il y a un an déjà, le Parti communiste révolutionnaire et ses sympathisants et sympathisantes prenaient la rue à Montréal pour souligner le centenaire d’un événement qui a changé le cours de l’histoire pour des millions de prolétaires et de paysans à travers le monde, et ce, jusqu’à aujourd’hui encore.

L’année dernière, à l’occasion de cet anniversaire, les communistes au pays se sont déployés pendant plus d’un mois pour clamer que la lutte pour le socialisme est encore la force motrice de l’histoire et qu’il n’en tient qu’à nous d’être à l’avant-garde de ce mouvement qui saura, dans les prochaines décennies, renverser l’ancien monde pour de bon.

Depuis lors, nous nous sommes engagés dans une longue offensive politique qui nous mènera jusqu’au 1er mai prochain, Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, en passant par la fête de notre organisation, le 28 janvier, et le 8 mars, Journée internationale des femmes ouvrières. Cette offensive, nous l’avons intitulée « Luttons pour le socialisme et nos revendications ». Sans plus attendre, avançons ensemble vers de nouvelles victoires révolutionnaires!

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Camarade,

Camarade,

Camarade,

Comment se nomme la démocratie véritable du futur?

SO-CIA-LIS-ME!

Comment se nomme le pouvoir populaire victorieux?

SO-CIA-LIS-ME!

Comment se nomme l’émancipation des prolétaires par la libération – enfin – du travail?

SO-CIA-LIS-ME!

Comment se nomme l’égalité, la justice, la dignité, la paix pour les millions de « damnés » de la Terre?

SO-CIA-LIS-ME!

Comment se nomme le plein épanouissement de toutes nos capacités?

SO-CIA-LIS-ME!

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Il y a cent ans aujourd’hui, les ouvriers, les paysans et les soldats de Russie renversaient un pouvoir chancelant, miné par la guerre, paralysé par les contradictions de classe et les hésitations, et ouvraient ainsi la voie à l’expérience naissante du socialisme.

Les Bolchéviks, avant-garde politique du prolétariat international, inversaient ainsi, au nez et à la barbe de l’Europe bourgeoise, toute la politique de l’époque.

Les gueux au pouvoir… Le bourgeois… à la rue!

La révolution de 1917 a amorcé un puissant, un extraordinaire, un long demi siècle de victoires, de révolutions, de luttes de libération, et l’immense mouvement d’émancipation par lesquels, d’Est en Ouest sur la planète, du Sud au Nord, des millions de femmes et d’hommes ont brisé leurs chaînes pour un jour, soit! Pour quelques années, bravo! Et beaucoup d’autres… pour toujours! Pendant ce long demi siècle, les prolétaires ont été, au vrai sens de l’expression, des millions de héros.

Mais la bourgeoisie a repris pied. Les possesseurs du capital, les maîtres de notre travail, et les impérialistes n’étaient pas sans réserves.

Ils sont repartis à l’assaut.

Ils ont saccagé!

Ils ont multiplié les guerres!

Ils ont relancé l’exploitation!

Ils ont reconquis tous les marchés!

Ils ont fait de toute l’humanité une machine à profits!

Mais ça grince! Ça fuit! Ça coule! Ça tremble!

Que nous reste-il? Et bien… Il nous reste l’autre demi siècle, le prochain… le meilleur! Il nous reste le demi siècle des révolutions à venir, des victoires surprenantes, des libérations futures, des stratégies audacieuses et des masses reprenant le pouvoir. Il nous reste le demi siècle à venir, celui des prochains Bolchéviks, des nouveaux partisans, des jeunes gardes rouges, des warriors intrépides, des travailleurs grévistes, des femmes résistantes, des prolétaires de demain, des millions de nouveaux héros.

Par l’action révolutionnaire, nous avons d’ores et déjà mis le pied dans le prochain demi siècle. Ici et maintenant. Ce n’est pas une espérance. C’est une certitude!

Vive les cent ans de la Révolution d’Octobre 1917!

Vive les militants et militantes communistes d’hier et d’aujourd’hui!

Vive le socialisme, aujourd’hui et pour demain!

Vive le PCR!

Femmes Naxalites pointant des fusils
***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

« Dans l’histoire de l’humanité, aucun grand mouvement d’opprimés ne s’est accompli sans la participation des travailleuses. Ces dernières, les plus opprimées parmi les opprimés, ne pouvaient et ne se sont jamais tenues à l’écart du grand chemin du mouvement de libération. […] Il n’est pas surprenant que des millions de travailleuses soient attirées sous les bannières du mouvement révolutionnaire de la classe ouvrière, le plus puissant de tous les mouvements de masse d’opprimés. […] La Journée internationale des femmes doit devenir un moyen de transformer les ouvrières et les paysannes d’une réserve de la classe ouvrière en une armée active du mouvement de libération du prolétariat. Vive la Journée internationale des femmes! » (Joseph Staline, 1925)

Le Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP) appelle à descendre dans les rues du centre-ville de Montréal le 8 mars prochain en soirée afin de souligner politiquement la Journée internationale des femmes ouvrières. Nous organisons à nouveau, cette année, une manifestation de lutte de classes mettant les femmes du prolétariat à l’avant-plan, une manifestation pour faire progresser le combat contre la bourgeoisie impérialiste canadienne et son régime d’exploitation. Le rassemblement est prévu à 18h30 au Square Cabot, à côté de la station de métro Atwater. Nous appelons les travailleuses, les ouvrières, les prolétaires immigrantes, les étudiantes progressistes et les militantes contre le capitalisme qui désirent se battre pour mettre fin à ce monde injuste à prendre part dès maintenant à la mobilisation et aux préparatifs en vue de cet événement. Nous visons à organiser un fort contingent de femmes prolétariennes et de partisanes de la révolution pour opérer la direction pratique de la manifestation. Nous allons, durant tout le mois de février, déployer un effort d’agitation et de propagande adressées spécifiquement aux femmes du prolétariat et de la classe ouvrière en ciblant particulièrement les secteurs de la production et les milieux de travail où les femmes constituent la majorité de la main-d’œuvre. Notre objectif sera d’atteindre le plus grand nombre de travailleuses et de les entraîner à l’action révolutionnaire, c’est-à-dire à venir manifester le 8 mars, mais aussi à participer à l’assaut du centre financier de la bourgeoisie le 1er mai prochain, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Camarades, nous avons besoin de votre participation pour accomplir cette tâche; joignez-vous au combat!


Partout sur la Terre, les femmes exploitées se lèvent et combattent. Partout où les masses opprimées se soulèvent, les travailleuses – ouvrières, prolétaires et paysannes – prennent part activement au mouvement et y jouent un rôle de premier plan. Il n’y a là rien de surprenant : pendant des millénaires, elles ont eu à endurer toutes les persécutions et toutes les humiliations sociales. Encore aujourd’hui, dans de vastes régions du monde, notamment dans les pays semi-féodaux dominés par l’impérialisme, elles sont privées des droits les plus élémentaires et subissent l’oppression la plus noire.


Dans les pays impérialistes, où le développement du capitalisme a depuis un bon moment détruit l’ancienne structure sociale patriarcale, les femmes ont obtenu – au prix de nombreuses luttes – les mêmes droits que les hommes et sont désormais considérées socialement comme leurs égales. Cependant, même dans ces sociétés où leur situation est nettement plus enviable que celle qui prévaut dans les pays dominés, il subsiste encore des vestiges des anciens rapports patriarcaux – vestiges se manifestant entre autres sous la forme du sexisme, de la discrimination, de la violence à l’endroit des femmes ou encore de l’exploitation sexuelle des femmes dans la prostitution et « l’industrie » du sexe. Au Canada, on ne peut non plus passer sous silence le sort réservé aux femmes autochtones, qui, par milliers, sont victimes des pires exactions – assassinats, enlèvements, viols – avec la complicité directe et indirecte de l’État réactionnaire impérialiste. Mais surtout, même si dans ces pays, l’égalité entre les sexes est en voie d’être atteinte, les travailleuses – qui composent la majorité des femmes – demeurent exploitées, les propriétaires et les seigneurs féodaux ayant laissé la place aux capitalistes et le servage ayant laissé la place à l’esclavage salarial.

Dans les pays dominés, les travailleuses luttent non seulement pour l’éradication du patriarcat et pour l’obtention de droits démocratiques, mais aussi et surtout pour l’émancipation des classes laborieuses dans leur ensemble. Elles se joignent massivement aux mouvements révolutionnaires qui émergent et se développent contre l’impérialisme et la domination des classes exploiteuses. Dans les dernières décennies, les femmes ont participé de manière héroïque aux guerres populaires dirigées par les maoïstes aux Philippines, au Pérou, au Népal et en Inde. À chaque fois, leur implication est devenue une composante essentielle de ces soulèvements prolétariens et paysans.

Pour donner quelques exemples illustrant l’importance de la participation des femmes dans ces luttes révolutionnaires, il a été estimé en 2010 que 40% des cadres du CPI (Maoïste) – le parti qui dirige la guerre populaire se déroulant présentement en Inde – étaient des femmes. Celles-ci ont occupé et occupent aujourd’hui des fonctions variées – y compris des postes de direction importants – au sein du parti, de l’armée de guérilla et des organisations de masses révolutionnaires. Dans un pays encore marqué par des pratiques hautement rétrogrades et où les femmes subissent régulièrement les pires vexations, il s’agit d’un fait remarquable. Dans les guerres menées par le peuple, les femmes combattent aux côtés des hommes, fusils à la main. En avril 2017, il a été rapporté, après une attaque armée des maoïstes dans l’État de Chhattisgarh contre les forces policières indiennes et ayant éliminé 26 policiers, que 70% des assaillants étaient des femmes. L’implication massive des femmes dans les forces armées révolutionnaires pendant la guerre populaire au Népal, au début des années 2000, a été tout aussi spectaculaire. En 2004, les femmes composaient le tiers des membres de l’Armée populaire de libération (APL) mise sur pied et dirigée par le Parti communiste du Népal (maoïste). Elles y occupaient dans certains cas des postes de direction tels que commandantes de compagnies et de sections, commandantes adjointes de bataillons ou encore commissaires politiques. Cette implication des femmes dans la lutte armée, en plus de jouer pour elles un rôle émancipateur en les extirpant de la sphère domestique où elles étaient confinées, contribue à donner aux organisations militaires révolutionnaires un authentique caractère populaire. Comme l’affirmait à l’époque la révolutionnaire népalaise Parvati, alors membre du comité central du PCN (maoïste) : « La participation des femmes dans l’APL fut non seulement salutaire pour elles-mêmes, mais elle a eu pour effet d’accentuer considérablement le caractère de masse de l’armée. Sous leur impulsion, l’APL est devenue beaucoup plus diversifiée et multi-fonctionnelle. Les femmes en ont fait une véritable armée populaire, dans le plein sens du terme. »

Dans les pays impérialistes, les femmes du peuple ont, depuis un bon moment, été arrachées à l’esclavage domestique et incorporées dans la production, dans le travail salarié, aux côtés des hommes. Elles ont rejoint l’armée des prolétaires exploités par le Capital. Ainsi, les travailleuses ne réclament pas seulement l’égalité complète des sexes, mais surtout, à l’instar leurs homologues masculins, l’abolition des classes et du capitalisme. Elles ont rejoint les rangs du mouvement ouvrier et luttent aux côtés de leurs frères de classe contre la bourgeoisie, sous la bannière du communisme, pour saisir les moyens de production et les remettre entre les mains du peuple. Elles aspirent à une société nouvelle, organisée en fonction des besoins des masses et dans laquelle la misère, la souffrance et la dévastation causés par le capitalisme auront disparu.

En empêchant le développement des forces productives dans les pays dominés et en y soutenant les forces sociales les plus réactionnaires pour s’assurer le contrôle sur les ressources et la main-d’œuvre, l’impérialisme maintient une partie considérable des femmes de la planète sous le joug patriarcal, en plus de reléguer l’écrasante majorité d’entre elles à la position d’exploitées. Lutter pour le renversement de l’État bourgeois canadien et pour son remplacement par un État socialiste servant les intérêts du peuple, c’est donc participer à la libération de toutes les femmes opprimées du monde. Pour nous, il est impératif d’agir en solidarité avec nos sœurs privées de droits et persécutées ailleurs sur la planète, ainsi qu’avec l’ensemble des travailleuses et des femmes prolétariennes qui se battent pour leurs revendications vitales et pour les intérêts fondamentaux de la classe ouvrière.

Ouvrières, travailleuses, joignez-vous au mouvement international de lutte contre le capitalisme et l’impérialisme! Venez manifester le 8 mars pour l’émancipation des masses populaires et pour la libération des femmes opprimées du monde entier! Luttons pour le socialisme et nos revendications de femmes prolétariennes!

https://www.youtube.com/watch?time_continue=105&v=zettDrz4BL4

 

***Ce texte a été rédigé et publié avant la dissolution du Parti communiste révolutionnaire (PCR), par les militants ayant fondé l’Avant-garde communiste du Canada et travaillant désormais au sein de cette dernière organisation.

Le 1er mai prochain, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, le Parti communiste révolutionnaire appelle les ouvriers, les prolétaires et les militantEs révolutionnaires de partout au pays à prendre part, dans le plus grand nombre possible de villes, à la commémoration politique de la grève générale de Winnipeg de 1919, soulèvement héroïque qui a marqué l'histoire du mouvement ouvrier canadien.

En mai 1919, à Winnipeg, les ouvriers de la métallurgie et de la construction se mettent en grève pour obtenir de meilleurs salaires, des journées plus courtes et le droit à la négociation collective. Suite au refus de négocier de leurs patrons, plus de 30 000 travailleurs et travailleuses les suivent et déclenchent la grève générale. Ils et elles prennent alors le contrôle de la ville et en assurent l’administration pendant 6 semaines. Le soulèvement a un retentissement partout au pays. Des grèves de solidarité sont déclenchées dans plusieurs villes. À Montréal, une assemblée populaire, réunissant entre autres des grévistes de la Canadian Vickers, adopte une résolution de soutien aux travailleurs et aux travailleuses de Winnipeg. La bourgeoisie réplique en mettant sur pied une milice anti-grève. La rébellion est finalement matée par le gouvernement fédéral et se termine avec l'intervention de l'armée, la répression brutale des grévistes par la police montée lors du «samedi sanglant» (lors duquel deux manifestants sont tués et des centaines d’autres sont blesséEs) ainsi que l'arrestation, la détention et la déportation de plusieurs leaders ouvriers.

La grève de Winnipeg constitue l'un des moments les plus marquants de l'histoire du mouvement ouvrier canadien. Elle témoigne à l’époque de l’affirmation et de l’organisation grandissantes de la classe ouvrière dans sa lutte contre les capitalistes. Elle est le produit de la fusion entre la lutte revendicative des travailleurs et des travailleuses et les idées révolutionnaires qui foisonnent au pays depuis le triomphe de la révolution d’Octobre deux ans plus tôt en Russie. La conscience de classe naît de l’affrontement avec l’ennemi de classe. La grève de 1919, par son ampleur, par sa combativité et par l’intensité de la répression que la bourgeoisie a dû faire s’abattre sur elle, a fait faire un bond en avant prodigieux à la conscience de classe du prolétariat canadien. Elle lui a permis de réaliser la vraie nature de l’État bourgeois et la nécessité de s’armer pour lui faire face. En effet, la grève de Winnipeg est un exemple qui montre bien que dans les pays capitalistes, malgré la présence d’institutions « démocratiques » comme le parlement, la bourgeoisie n’hésite pas à recourir à la terreur et à la répression dès qu’elle sent que ses intérêts sont menacés.

C'est une obligation pour notre classe de se rappeler de ses luttes passées et d’assimiler les apprentissages qui en ont été tirés afin d’avoir toutes les armes en main et toute la clarté de vue nécessaire pour vaincre la bourgeoisie. Il faut nous emparer de l’expérience de combat accumulée historiquement et la réactualiser, continuer à faire vivre nos traditions militantes et poursuivre la bataille entamée il y a plus d’un siècle pour notre pleine émancipation. Voilà le sens de l’appel du PCR à souligner le centenaire de la grève de Winnipeg. Commémorer politiquement cette grève historique, cela signifie la commémorer dans l’action, dans le combat contre la bourgeoisie, dans la lutte concrète pour renverser le pouvoir de la classe dominante et pour mettre en place un nouveau pouvoir : celui des ouvriers et des masses exploitées.

Le 1er mai 2019, une puissante manifestation révolutionnaire, plus combative et plus nombreuse que celles des années précédentes, aura lieu dans le centre financier de la bourgeoisie à Montréal – dans le quartier que nous nommons le « Golden Square Mile ». C’est une véritable offensive qui se prépare, un assaut prolétarien qui devra permettre au camp de la révolution de faire un bond dans sa progression politique vers la guerre populaire. Afin de nous montrer à la hauteur de la ténacité dont ont fait preuve les travailleurs et les travailleuses de Winnipeg qui ont combattu courageusement pendant des semaines en 1919, il faudra résister collectivement aux attaques de la police et viser à transformer le centre-ville en une véritable zone de combat de rue, un peu comme on en voit ailleurs dans le monde où les prolétaires se révoltent contre le pouvoir bourgeois chaque 1er mai – notamment autour de la place Taksim à Istanbul en Turquie. Des actions auront également lieu dans d’autres villes de la province et du pays.

La campagne de boycott des élections bourgeoises que notre Parti mène présentement constitue le prélude à cette grande offensive révolutionnaire. Les militants et les militantes, les travailleurs et les travailleuses qui y prennent part contribuent à construire les outils qui permettront de déployer une action retentissante le 1er mai prochain. Du même coup, l’initiative du 1er mai 2019 constitue le prolongement nécessaire du rejet conscient du parlementarisme bourgeois et de la participation aux institutions de l’État capitaliste. Ce n’est pas en déposant un bulletin de vote dans une urne que l’on peut changer la société : c’est en nous unissant contre les capitalistes et en déployant ensemble notre action révolutionnaire!

OuvrierEs, prolétaires, joignez-vous à la lutte pour mettre fin à ce monde injuste!

Poursuivons le combat historique pour l’émancipation de notre classe!

Le 1er mai 2019, soulignons les 100 ans de la grève de Winnipeg en nous révoltant contre le pouvoir bourgeois!